Archives en Noir et Blanc

1991. Tirage argentique, format 24x36cm

1991. Tirage argentique, format 24x36cm

1991. Tirage argentique, format 24x36cm

1990. Tirage argentique, format 24x36cm

1987. Photomontage, tirage argentique , format 30x30cm

Documentaire

La forêt est un ventre qui nous happe et nous retient dans ses filets, nous voilà propulsé hors du temps. Nous  aurons beau y chercher des repères, elle nous renvoie à notre propre méandre cérébral. Il est alors sensible et bien venu de s’y perdre.
 » La forêt est un état d’âme  » Gaston Bachelard

Une dernière fois, parcourir ces lieux avant leur disparition. Ces lieux en voie de démolition, de transformation ou d’abandon. Il s’agit d’en montrer la poétique, la symbolique, travailler sur les mythes du lieu. L’endroit qui fût n’est plus.
Cette proposition photographique – traversant des lieux différents – cherche à engager un lien, presque disparu, toujours ténu, et un dialogue entre le vécu du Lieu et les représentations mentales qu’il agite en nous.
Cela prend la forme d’un voyage atemporel, guidé par quelques mots qui s’enfuient, et se retiennent à peine.
Le parti pris est de sortir explicitement du contexte de reportage, les lieux ne sont pas certains, les dates n’ont plus d’importance, les souvenirs persistent, soulignés par des paroles lointaines et brèves.
Un éternel retour sur différents sites et l’étrange impression que chacun d’eux dégage, le sentiment d’un passé qui n’est jamais passé… Strate de mémoire.

Une dernière fois : 24 rue du Vieux Marché aux Vins

Une dernière fois : site Fischer

Une dernière fois : La COOP

Une rénovation ordinaire : Hautepierre

Sous la forme d’un film documentaire et de la mise en oeuvre d’un dispositif visuel, sonore et photographique, ce projet s’est articulé autour d’un moment clé de la rénovation du quartier : la démolition. Le projet de rénovation urbaine prévoyait entre autres l’effacement de deux bâtiments, l’un place Büchner et l’autre boulevard Ronsard. Ces deux lieux d’habitation avaient une histoire distincte ; c’est du souffle de soulagement qu’apporterait la destruction du premier, au cœur d’un lieu fortement stigmatisé du quartier, comme si l’effacement du bâtiment pouvait emporter les problèmes avec lui. Tandis que l’incompréhension de la destruction intéressait la deuxième démolition. C’est autour de cette dialectique que s’est construit le projet. Chaque démolition est sensée apporter son renouveau et c’est à travers le vécu des habitants que nous gardons une mémoire de ces évènements.